Importer et optimiser des fichiers Illustrator dans After Effects

Découvrez comment importer des fichiers Adobe Illustrator dans After Effects, exploiter les calques vectoriels et comprendre les différences avec le workflow Photoshop, tout en maîtrisant l'optimisation de vos assets pour l'animation.

Détails de la leçon

Description de la leçon

Cette leçon aborde en détail les spécificités de l'importation des fichiers Illustrator dans After Effects. Après avoir rappelé la différence fondamentale entre les images pixelisées de Photoshop et les fichiers vectoriels d'Illustrator, vous apprendrez à organiser vos éléments sur des calques distincts pour garantir leur séparation lors de l'import. La leçon insiste sur l'importance de la structuration du document côté Illustrator, en expliquant comment regrouper, déplacer et nommer soigneusement chaque calque graphique (texte, ellipse, photo, etc.).

L'enseignant explique aussi les limites principales : After Effects ne conserve pas les modes de fusion d’Illustrator lors de l’import et ne permet pas la modification directe des textes. Il est également noté que, par défaut, les calques vectoriels ne sont pas automatiquement vectorisés à l'import pour préserver les ressources ; il faut activer manuellement la pixelisation continue pour garantir la netteté lors de l’agrandissement.

En parallèle, la leçon détaille les avancées récentes, telles que la préservation des dégradés et la possibilité de convertir un calque Illustrator en calque de forme pour bénéficier des contrôles natifs d’After Effects. Enfin, l’intervenant met en garde contre certaines limites, notamment la gestion hasardeuse des images importées, les soucis de performances liés au format CMJN, ou encore les problématiques d’équipes (duplication de fichiers).

Cette session offre ainsi une compréhension approfondie des points forts (souplesse vectorielle, compatibilité des formes) et points faibles (perte de certains modes, gestion du texte) d’un workflow Illustrator/After Effects, permettant d’optimiser le processus créatif pour la motion design et l’animation graphique.

Objectifs de cette leçon

L'objectif de cette vidéo est de comprendre et maîtriser le processus d'importation de fichiers Adobe Illustrator dans After Effects, d’optimiser la gestion des calques et d’exploiter efficacement la vectorisation. Vous saurez contourner les limites liées aux modes de fusion ou à la conversion de texte et adopterez les bonnes pratiques pour une production professionnelle.

Prérequis pour cette leçon

Il est conseillé de disposer d'une connaissance de base d’After Effects et d’Adobe Illustrator, savoir créer et organiser des calques, ainsi que manipuler des fichiers graphiques sur ordinateur.

Métiers concernés

Cette compétence est précieuse pour les motion designers, graphistes animés, compositeurs vidéo, directeurs artistiques et toute personne manipulant des assets vectoriels dans la production d’animations, publicités, habillages TV ou contenus interactifs.

Alternatives et ressources

Parmi les solutions alternatives, on peut citer Affinity Designer pour le vectoriel, CorelDRAW, ou encore utiliser des workflows basés sur Photoshop pour l’import d’images à la place d’Illustrator. Des outils comme SVG peuvent aussi s’intégrer à certains pipelines selon les besoins.

Questions & Réponses

L'organisation des calques au sein du fichier Illustrator est primordiale car After Effects ne sépare les éléments que si ceux-ci sont placés sur des calques individuels. Cette méthode garantit un contrôle précis sur chaque élément lors de l’animation et évite d’avoir un seul calque fusionné à l’import.
Les calques vectoriels permettent une mise à l’échelle sans perte de qualité, leur transformation en calques de formes pour des manipulations avancées et la possibilité de bénéficier d’éléments nets à toute résolution, ce qui est essentiel pour le motion design.
Les principales limites incluent la non-conservation des modes de fusion, l’impossibilité de modifier directement le texte importé, ainsi que d’éventuels soucis de performances et de colorimétrie pour certains types d’images et de compositions.