Écran vs impression : comprendre les modèles RVB et CMJN
Le défi de la fidélité des couleurs
Dans la leçon précédente, nous avons vu comment l'ordinateur utilise la profondeur de bit pour quantifier la lumière et donner à notre œil l'illusion de dégradés parfaits. Mais comment ces couleurs se matérialisent-elles concrètement sur nos écrans ou sur le papier ?
Aujourd'hui, nous allons franchir une étape cruciale en étudiant comment les couleurs sont physiquement générées et mélangées. Nous allons explorer les deux mécanismes fondamentaux qui régissent toute la création visuelle : la synthèse additive (RVB), le langage de la lumière émise par nos écrans, et la synthèse soustractive (CMJN), le langage de la matière et des encres d'imprimerie.
La synthèse additive est le procédé physique par lequel on recrée des couleurs en superposant des faisceaux de lumières colorées. C'est le modèle de référence RVB (Rouge, Vert, Bleu).

Le principe :
• On part du noir absolu (un écran éteint).
• Plus on ajoute de lumière, plus le résultat est clair.
• La superposition maximale produit de la lumière blanche pure.
Usage : Tous les périphériques qui émettent de la lumière (écrans de smartphones, ordinateurs, téléviseurs, projecteurs).
La synthèse soustractive est le procédé par lequel on crée des couleurs en mélangeant des pigments ou des encres qui absorbent (soustraient) une partie de la lumière. C'est le modèle de référence CMJN (Cyan, Magenta, Jaune, Noir).

Le principe :
• On part d'un support blanc qui réfléchit la lumière (le papier).
• Plus on ajoute d'encre, plus on bloque et absorbe la lumière.
• La superposition maximale tend vers le noir.
Usage : L'imprimerie, l'édition physique, le packaging, le textile.
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