Le tranchage transforme le modèle en couches et en trajectoires machine. À ce stade, l’orientation devient un levier majeur : elle influence la résistance (anisotropie des couches), la qualité des surfaces visibles, le risque de warping, le besoin en supports et la durée de fabrication. Une règle opérationnelle consiste à orienter d’abord selon la fonction (zones en appui, zones d’effort, surfaces critiques), puis à optimiser supports et temps.
Les supports se conçoivent comme un coût : ils consomment de la matière, rallongent l’impression et génèrent de la finition. Une préparation efficace limite les surplombs difficiles en adaptant la géométrie : chanfreins, arrondis, découpes du modèle en plusieurs pièces, ou ajout de surfaces d’appui temporaires. Sur certaines pièces, découper et assembler ensuite réduit fortement le risque d’échec et améliore l’état de surface global.
Les paramètres à documenter sont simples mais structurants : hauteur de couche, largeur d’extrusion, nombre de périmètres, densité et motif de remplissage, températures, vitesses, rétractions, et stratégie de parois. Sur résine, l’équivalent porte sur l’exposition, les supports, l’orientation anti-suction et les évidements. Le fichier « prêt à produire » inclut donc non seulement un modèle, mais aussi un profil de fabrication.
Pour le logiciel de tranchage, plusieurs options coexistent, avec des forces et des limites : Cura est très diffusé et flexible mais ses profils varient selon les machines, PrusaSlicer est réputé pour sa robustesse et ses fonctions d’optimisation mais il exige un paramétrage méthodique, Bambu Studio est très intégré à certains écosystèmes mais son intérêt dépend du parc machine, et OrcaSlicer apporte des fonctions avancées mais peut évoluer vite et demande de la veille.