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Les points clés

  • 01 Cadrage et responsabilités
    Le pilotage clarifie les rôles (maîtrise d’ouvrage, maîtrise d’œuvre, entreprise) et fixe un cadre de décision. La première brique consiste à formaliser une gouvernance simple, compris par les équipes terrain et les bureaux.
  • 02 CDE et traçabilité
    Un environnement de données commun centralise maquettes, documents et validations. La traçabilité limite les versions concurrentes et sécurise les échanges lors des phases d’études et d’exécution.
  • 03 Interopérabilité et livrables
    Les échanges openBIM reposent sur des formats et conventions (IFC, BCF, classifications, propriétés). Les contrôles qualité réduisent les pertes d’information entre outils et disciplines.
  • 04 Coordination et arbitrages
    La détection de conflits, la gestion des remarques et l’arbitrage multi-métiers structurent la coordination. Cette routine de coordination s’aligne sur des jalons clairs, plutôt que sur des réunions sans décision.
  • 05 Planning et coûts pilotés
    Les usages 4D et 5D relient la maquette au planning et aux quantités. Les indicateurs aident à anticiper les impacts de modifications et à objectiver les arbitrages.
  • 06 Passation vers l’exploitation
    Le projet BIM se prépare aussi pour la maintenance : données d’équipements, référentiels, et règles de mise à jour. Un livrable exploitable évite de livrer une maquette « belle » mais inutilisable.

Guide complet : Piloter un projet BIM

Le pilotage BIM s’impose comme une compétence de coordination et de gouvernance des données : le Baromètre 2024 sur l’usage du numérique et du BIM indique que 72 % des professionnels qui travaillent en BIM se disent convaincus de son utilité, et 56 % déclarent l’utiliser dans plus de 25 % de leurs projets. En 2025, l’APEC indique aussi que 65 % des offres cadre publiées sur apec.fr affichent un salaire, ce qui facilite la comparaison des postes liés au BIM.

Une formation Piloter un projet BIM apporte une méthode opérationnelle pour cadrer les exigences, orchestrer les acteurs et fiabiliser les livrables. Elephorm propose un format vidéo professionnel (apprentissage à son rythme, accès illimité via abonnement, certificat de fin de formation, compatibilité multi-supports), utile aux profils Chef de projet et BIM Manager qui doivent sécuriser la collaboration au quotidien.

01

Cadrer le projet : objectifs, exigences et gouvernance

Piloter un projet BIM consiste d’abord à traduire un besoin métier en exigences vérifiables. Le cadrage précise les objectifs (coordination, synthèse, métrés, DOE numérique, exploitation), le niveau d’information attendu et le périmètre des maquettes (architecture, structure, MEP, VRD, phasage). Une référence fréquente pour structurer ce cadrage est la série ISO 19650, qui formalise l’organisation de l’information et la logique de livrables.

Le cadrage devient actionnable quand il fixe des règles simples : qui produit quoi, quand, dans quel format, avec quelles conventions de nommage, et selon quel circuit de validation. Les documents clés se déclinent souvent en exigences d’information et en plan d’exécution BIM (BEP) : responsabilités, jalons, règles de coordination, règles d’export, et gestion des modifications. Un outil concret consiste à établir une matrice RACI sur les livrables (maquette discipline, maquette fédérée, plans, quantités, rapports de clash, listes d’issues).

La gouvernance se joue aussi sur le rythme : cycles de remise, délais de correction, règles de gel (freeze) avant jalon, et procédure d’arbitrage. Dans la pratique, le pilotage BIM relie la production numérique aux décisions projet : un jalon BIM sans décision explicite (accepté, rejeté, accepté avec réserves) crée une dette qui ressort plus tard en chantier. Les équipes Architecte et Ingénieur BTP gagnent en efficacité quand la méthode BIM est reliée à des jalons de conception, puis à des jalons d’exécution.

Enfin, les freins restent réels : le Baromètre 2024 sur l’usage du numérique et du BIM cite parmi les obstacles majeurs les coûts et investissements liés à la montée en compétences, ainsi que les coûts liés aux outils et à leur maintenance. Le pilotage consiste donc aussi à prioriser les usages à plus fort impact, plutôt qu’à « tout faire en BIM » dès le premier projet.

02

Structurer les données : conventions, classifications et interopérabilité

Un projet BIM échoue rarement par manque de 3D, mais souvent par manque de données cohérentes. Le pilotage fixe une « grammaire » commune : unités, niveaux, quadrillages, systèmes de coordonnées, conventions de nommage, et règles de propriétés. Cette standardisation permet d’industrialiser les exports et d’éviter que chaque lot invente ses propres champs.

L’interopérabilité se construit autour d’openBIM : le format Revit n’est pas un livrable universel, et un projet multi-acteurs a intérêt à formaliser des livrables IFC et BCF, plutôt qu’à dépendre d’un seul outil. Le pilotage BIM précise alors : versions d’IFC attendues, règles de mapping des catégories, propriétés obligatoires (identifiants, classification, phase, statut), et jeux de vérifications. Les contrôles peuvent s’appuyer sur des outils de model checking comme Solibri pour vérifier cohérence, règles, et conformité des propriétés.

Le choix des logiciels dépend du contexte, et le pilotage gagne à connaître les alternatives. ArchiCAD est souvent apprécié pour des flux orientés architecture et une ergonomie BIM intégrée, mais l’écosystème de plugins et certains workflows de coordination peuvent varier selon les équipes. Allplan est reconnu pour des usages structure et production de plans robustes, mais exige une prise en main méthodique. Pour la revue et la fédération, Navisworks est largement utilisé en coordination et clash detection, mais repose sur des licences et un environnement Autodesk. À l’inverse, des viewers comme Tekla BIMsight ou BIM Vision facilitent la diffusion et l’annotation à moindre friction, mais proposent des fonctions d’analyse plus limitées qu’un model checker avancé.

Enfin, la donnée se pilote aussi par l’outil de collaboration. Un CDE (Common Data Environment) peut prendre la forme d’une plateforme dédiée telle que bimsync ou d’un espace de partage structuré ; des solutions historiques comme Autodesk A360 existent aussi dans certains environnements. L’essentiel reste la règle : un fichier sans statut (work in progress, shared, published) et sans propriétaire de validation devient rapidement une source d’erreurs.

03

Animer la coordination : maquette fédérée, collisions et décisions

La coordination BIM ne se limite pas à « trouver des clashes » : elle vise à transformer les conflits en décisions traçables. Une méthode efficace consiste à organiser une boucle courte et répétable : fédérer, contrôler, qualifier, assigner, corriger, valider. Les rôles se répartissent selon le contexte : le pilotage global s’appuie sur les responsabilités métiers, tandis que la coordination opérationnelle s’appuie sur des routines de revue et une gestion d’issues structurée. Cette dimension recoupe directement la compétence Coordonner des maquettes BIM.

Un point clé est la qualité de la maquette fédérée : même discipline, une maquette peut être « belle » mais inutilisable si les niveaux ne sont pas cohérents, si les objets sont mal classés, ou si les géométries sont trop détaillées pour le stade projet. Le pilotage fixe des règles de niveaux de détail et de niveaux d’information (LOD et LOI), afin d’éviter la surmodélisation qui pénalise les performances et complique la coordination.

La gestion des remarques gagne en maturité quand elle adopte une logique d’issues : chaque remarque possède un auteur, une date, un lot responsable, un délai, un statut et une preuve de correction. Le format BCF favorise cette approche, car il associe un point de vue, une sélection d’objets et un commentaire. Les réunions de synthèse deviennent alors des réunions de décision, pas de découverte tardive.

Un exemple fréquemment cité en France est le Grand Paris Express : des communications publiques de la Société du Grand Paris décrivent une stratégie BIM visant à sécuriser les étapes de conception et de réalisation autour d’une maquette numérique. Des articles professionnels évoquent la modélisation des 68 gares et d’un périmètre urbain important autour des stations, illustrant l’échelle possible de la coordination quand les conventions et la gouvernance sont stabilisées.

Enfin, la dimension humaine reste déterminante : la coordination BIM fonctionne quand la communication inter-lots est fluide et quand la décision est assumée. Cette exigence recoupe la compétence Collaborer en ligne avec son équipe, car la réussite dépend autant de la méthode de partage que de l’outil.

04

Piloter planning et coûts : 4D, 5D, métrés et changements

Le pilotage BIM prend de la valeur quand la maquette devient un support de pilotage, pas seulement de représentation. Les usages 4D relient des objets à des tâches de planning, afin de simuler un phasage, vérifier des interfaces et anticiper des contraintes de chantier (accès, zones de stockage, coactivité). Les usages 5D relient quantités et coûts : une nomenclature maîtrisée aide à objectiver l’impact d’une variante, à mieux cadrer un budget, ou à prioriser des arbitrages.

La fiabilité des métrés dépend de règles simples : objets correctement catégorisés, unités cohérentes, paramètres renseignés, et exclusions explicites (provisoires, réservations, tolérances). Les équipes d’économie et d’études de prix gagnent en efficacité quand les règles de quantification sont formalisées en amont : ce cadre rend la donnée exploitable pour Générer des nomenclatures et métrés sans multiplier les retraitements manuels.

Le pilotage BIM n’impose pas un outil unique, mais il exige une chaîne cohérente. Des outils d’économie comme Attic+ peuvent s’inscrire dans un flux où la maquette sert de base de quantification, à condition de définir un modèle de données minimal (types, unités, familles, propriétés). En parallèle, le pilotage conserve une logique projet : un changement validé doit se répercuter dans la maquette, les plans, les quantités et le planning, sinon le projet se fragmente en versions incohérentes.

Une pratique robuste consiste à instaurer une procédure de gestion de changement : demande (RFI ou fiche de modification), analyse d’impact (coût, délai, qualité, risques), décision, puis mise à jour des livrables. Cette approche relie le BIM à Planifier et piloter un projet au sens classique : la maquette devient une source d’arbitrage, mais le pilotage reste une discipline de décision.

Enfin, il est utile de garder une limite en tête : le 4D et le 5D donnent de bons résultats quand les bibliothèques, la structuration et les conventions sont stables. Sans gouvernance des données, l’automatisation produit des chiffres « précis » mais faux, ce qui est plus dangereux que l’absence de chiffre.

05

Assurer la qualité : contrôles, conformité et sécurité de l’information

Le pilotage BIM met en place une stratégie qualité comparable à une assurance qualité documentaire, mais appliquée à la maquette et aux données. Les contrôles se déclinent généralement en trois couches : contrôles géométriques (interférences, tolérances), contrôles sémantiques (propriétés, classifications, statuts), et contrôles de conformité (conventions de nommage, structuration, règles BEP, livrables attendus). Un model checker et des règles de validation automatisées rendent ces contrôles reproductibles et moins dépendants d’un contrôle manuel tardif.

Une bonne pratique consiste à définir des « portes de qualité » aux jalons : une maquette passe en statut partagé, puis publié, seulement si des critères sont remplis. Cette logique évite la diffusion d’une maquette incomplète en dehors de l’équipe qui la produit. Le pilotage clarifie aussi la preuve : un rapport de contrôle, une liste d’issues fermées, et une validation explicite. La traçabilité devient un atout majeur en cas de litige, car elle montre l’historique de décisions et de corrections.

La sécurité de l’information est un sujet souvent sous-estimé. Un CDE contient des plans, des détails techniques, des informations d’équipements et parfois des données sensibles (accès, sûreté, contraintes). Le pilotage BIM définit des droits d’accès par rôle, des règles de partage externe, des procédures d’archivage, et une politique de sauvegarde. Une attention particulière porte sur les exports IFC : une exportation non maîtrisée peut divulguer des informations non nécessaires à un sous-traitant, ou à l’inverse perdre des propriétés indispensables.

Dans les environnements qui visent l’exploitation, la qualité se prolonge au-delà de la livraison : une maquette livrée sans règles de mise à jour devient obsolète. Le pilotage anticipe donc la gouvernance post-projet et la manière dont la donnée sera maintenue. Des outils orientés gestion de contexte et process comme BIMoffice peuvent aider à structurer certains flux administratifs, à condition que les responsabilités et les mises à jour soient clairement définies.

06

Préparer la livraison et l’exploitation : DOE numérique et capitalisation

Un projet BIM aboutit rarement à une valeur durable si la livraison est pensée uniquement comme une fin de chantier. Le pilotage prépare la passation : quel référentiel d’équipements, quelles informations minimales par objet, quelles garanties de cohérence, et quels formats de reprise pour l’exploitation. La logique consiste à livrer une donnée utile, pas seulement une maquette navigable. Dans la pratique, l’exploitation attend des identifiants, des localisations, des documents associés, des dates, des références de maintenance et une structure stable.

Le pilotage BIM clarifie aussi le périmètre de « vérité » : le DOE numérique devient une photographie contrôlée (as-built) et un point de départ pour la maintenance, mais il ne remplace pas toutes les bases métiers. Une limite fréquente vient de la multiplication des systèmes : GMAO, GED, outils de suivi, CDE, et outils de modélisation. Le pilotage doit donc décider où vit la donnée de référence, et comment elle est synchronisée.

La capitalisation est un levier concret de productivité. Un retour d’expérience s’appuie sur des indicateurs simples : nombre d’issues par lot, temps moyen de résolution, dérives de conventions, retours de chantier, et causes racines. Ce retour d’expérience alimente des bibliothèques d’objets, des gabarits et des checklists de contrôle. À ce titre, la maîtrise des fondamentaux de Modéliser un bâtiment en BIM reste utile, même quand le rôle principal est le pilotage : comprendre comment un modèle est construit aide à définir des exigences réalistes.

Pour structurer une progression, une formation Piloter un projet BIM gagne à combiner méthode, outils et cas concrets : lecture d’un BEP, mise en place d’un circuit de validation, contrôles de propriétés, et animation de coordination. Le pilotage BIM devient alors une compétence transférable entre bâtiment, infrastructures et exploitation, à condition de conserver la rigueur sur les données et la décision.

À qui s'adressent ces formations ?

Chefs de projet en construction Ils doivent intégrer les livrables BIM dans le pilotage délais, coûts, risques et décisions de synthèse.
BIM Managers et coordinateurs BIM Ils portent les conventions, la qualité des données, l’interopérabilité et l’animation de la coordination.
Architectes et bureaux d’études Ils livrent des maquettes et données conformes aux exigences projet, tout en gardant une production fluide.
Entreprises de travaux et méthodes Elles utilisent la maquette pour préparer, phaser et sécuriser l’exécution, notamment sur projets multi-lots.
Acteurs de l’exploitation-maintenance Ils attendent des livrables structurés et pérennes pour la maintenance, la conformité et le suivi patrimonial.

Métiers et débouchés

BIM Manager

Le BIM Manager organise la collaboration autour de la maquette numérique et fiabilise les échanges de données entre conception, travaux et parfois exploitation. Le rôle se situe à l’interface des équipes projet (par exemple un Architecte et un Ingénieur BTP) et des outils de production, souvent centrés sur des plateformes et logiciels comme Revit ou ArchiCAD. Une page de type « formation BIM Manager » répond généralement à un besoin concret : structurer un cadre de travail commun, éviter les incohérences de modèles et sécuriser les livrables contractuels.

Le quotidien combine pilotage, méthode et pédagogie : définition des règles (charte, convention), contrôle qualité, animation de réunions de coordination et accompagnement des contributeurs. Une montée en compétences progressive reste la norme, car le BIM management repose autant sur la technique que sur la capacité à faire adopter des standards.

Elephorm s’inscrit dans cette logique avec une approche vidéo asynchrone : apprentissage à son rythme, accès illimité par abonnement, formateurs experts, fichiers d’exercices quand pertinent et certificat de fin de formation.

Salaire médian 34 000 - 50 000 € brut/an
Source APEC, Glassdoor
Perspectives
Le métier évolue rapidement vers des rôles de pilotage transverse, notamment lorsque l’entreprise industrialise ses standards et son environnement de données. Après quelques années, l’évolution se fait souvent vers des fonctions de direction BIM, de référent méthodes ou de pilotage de la transformation numérique des projets. Les trajectoires se diversifient aussi vers la gestion de patrimoine et l’exploitation, où la qualité des données devient un enjeu central. Une spécialisation par discipline (structure, CVC, infrastructure) ou par standard (openBIM, contrôle qualité) renforce l’employabilité.

Chef de projet

Le Chef de projet organise, coordonne et sécurise la réalisation d’un projet, depuis le cadrage du besoin jusqu’à la livraison, en arbitrant en permanence entre délai, coût, qualité et risques. Le poste se retrouve dans l’informatique, le marketing, l’industrie, les travaux ou encore les services, avec un point commun : une responsabilité transverse, au contact d’équipes pluridisciplinaires et de parties prenantes aux attentes parfois contradictoires.

Une montée en compétences passe souvent par une formation Chef de projet structurée, combinant méthodes, outils et mises en pratique. Dans cette logique, Elephorm propose une approche de formation vidéo professionnelle, à rythme libre, avec formateurs experts, exercices quand pertinent, accès illimité par abonnement et certificat de fin de formation.

Le quotidien s’appuie sur des livrables concrets (note de cadrage, planning, budget, registre des risques, compte rendu) et sur des rituels (comités de pilotage, points d’avancement). La performance se mesure par des indicateurs opérationnels et par l’atteinte d’objectifs vérifiables, plutôt que par une simple exécution de tâches.

Salaire médian 40 000 - 46 000 € brut/an
Source APEC, Insee
Perspectives
Les perspectives d’évolution reposent sur la capacité à gérer des périmètres plus complexes, des budgets plus élevés et des environnements multi-équipes. Avec l’expérience, l’évolution mène souvent vers Manager de programme, direction de projet, PMO, ou vers des rôles de pilotage métier plus spécialisés. La progression dépend fortement du secteur (IT, travaux, marketing) et de la maturité de l’organisation en gestion de portefeuille. Les compétences en pilotage par la donnée et en conduite du changement renforcent l’employabilité sur des transformations d’entreprise.

Architecte

L’Architecte conçoit des bâtiments et des espaces en conciliant usage, esthétique, budget, délais et réglementation, puis coordonne les acteurs jusqu’à la réception de l’ouvrage. Au quotidien, la pratique mêle esquisses, dossiers administratifs, réunions, et production de livrables techniques, de plus en plus appuyés par une maquette numérique et des outils comme Revit.

Pour sécuriser une trajectoire d’emploi, la formation Architecte ne se limite pas au diplôme : la maîtrise des processus, des normes et des outils (BIM, rendu, documentation) fait souvent la différence en agence. Dans ce cadre, Elephorm propose une approche de formation vidéo asynchrone permettant de monter en compétence à son rythme, avec accès illimité via abonnement et certificat de fin de formation.

Salaire médian 40 000 - 50 000 € brut/an
Source Apec, INSEE
Perspectives
Le métier évolue vers des projets plus contraints sur le plan environnemental, avec une montée en puissance de la réhabilitation et de l’optimisation énergétique. La progression de carrière passe souvent par la prise de responsabilité en conduite de projet, puis par l’association ou la création d’agence, ou par une spécialisation (patrimoine, santé, tertiaire, logement). Les profils qui structurent et fiabilisent la donnée de projet (BIM, standards d’échange, coordination) accèdent plus facilement à des rôles transverses. Les passerelles existent aussi vers la maîtrise d’ouvrage, l’urbanisme ou la direction de projets immobiliers.

Ingénieur BTP

Salaire médian 39 000 - 66 000 € brut/an
Source APEC 2024, Glassdoor
Perspectives
L’évolution se fait souvent par spécialisation (structures, VRD, méthodes, BIM, études de prix) ou par élargissement de périmètre vers la coordination globale d’opérations. Avec l’expérience, l’Ingénieur BTP accède à des postes d’encadrement et de pilotage multi-projets, avec gestion d’équipes et de budgets plus importants. Les compétences en maquette numérique, en réglementation environnementale et en industrialisation de la construction accélèrent les mobilités. Une carrière internationale reste fréquente dans les grands groupes, notamment sur des chantiers complexes et des infrastructures.

Dessinateur-projeteur

Salaire médian 31 000 - 39 000 € brut/an
Source APEC, Glassdoor
Perspectives
Les recrutements restent portés par la continuité des projets en bâtiment, infrastructures et industrie, et par la montée en puissance du BIM dans les marchés publics et privés. L’évolution s’effectue souvent par spécialisation (structure, CVC, électricité, VRD) ou par élargissement vers la coordination de maquette et la gestion de données projet. Avec l’expérience, l’accès à des responsabilités d’équipe, de synthèse technique ou de pilotage d’études devient plus courant. Le développement des échanges openBIM et des livrables numériques renforce la demande de profils capables de sécuriser l’interopérabilité et la qualité documentaire.

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Questions fréquentes

BIM, c’est quoi exactement en gestion de projet ?

En gestion de projet, le BIM (Building Information Modeling) correspond à une méthode de travail collaborative centrée sur une maquette numérique et sur des données partagées.

Le BIM ne se limite pas à la 3D : il formalise un cadre de production, de vérification et de validation des informations. Le pilotage BIM se reconnaît à plusieurs éléments concrets :

  • Des exigences d’information et des livrables définis dès le cadrage.
  • Un CDE pour centraliser versions, statuts et validations.
  • Des échanges interopérables (IFC, BCF) et des contrôles qualité.
  • Une gestion des modifications et des arbitrages traçable.

Le BIM devient réellement utile quand il relie la production numérique aux décisions de conception, d’exécution et de livraison.

Quelle est la meilleure formation pour Piloter un projet BIM ?

Le « meilleur » parcours dépend du rôle visé, du niveau initial et du contexte projet. Une formation Piloter un projet BIM est pertinente quand l’objectif est de tenir la gouvernance (exigences, conventions, CDE, contrôle qualité) et d’animer la coordination multi-lots.

Plusieurs approches existent :

  • Autodidacte : utile pour explorer les concepts et les outils, mais souvent inégal sur la méthode et la traçabilité.
  • MOOC : bon point de départ pour la culture BIM, avec un rythme guidé, mais parfois moins orienté production projet.
  • Formation vidéo structurée : progression pédagogique, cas pratiques, possibilité de revoir les passages complexes, et validation via un certificat de fin de formation.
  • Présentiel ou classe virtuelle : interaction forte et accompagnement, utile pour cadrer un premier projet ou traiter un cas d’entreprise.

Elephorm s’inscrit dans le format vidéo structuré, avec des formateurs experts, un apprentissage à son rythme, un accès illimité via abonnement, et un certificat de fin de formation.

Existe-t-il une formation BIM gratuite pour débuter ?

Oui, des options gratuites existent pour acquérir une culture BIM et comprendre les standards. Les formats les plus courants sont :

  • MOOC et cours d’introduction : utiles pour comprendre le vocabulaire (CDE, IFC, BEP) et les rôles.
  • Ressources éditeurs : utiles pour démarrer sur un outil, mais centrées sur le logiciel plus que sur la gouvernance.
  • Programmes de sensibilisation aux standards : certains parcours d’initiation et examens d’entrée existent autour d’openBIM et de l’information selon ISO 19650.

Ces ressources suffisent pour démarrer, mais un passage à une formation structurée accélère généralement la capacité à appliquer une méthode complète sur un projet réel (cadrage, contrôle qualité, gestion des issues, livrables).

Qu’est-ce qu’une formation BIM certifiante et quelles certifications comptent ?

Une formation BIM certifiante vise à attester un niveau via un examen, une évaluation ou un référentiel reconnu. Il convient de distinguer :

  • Certificat de fin de formation : il atteste la participation et la complétion d’un parcours.
  • Certification ou examen standardisé : il atteste un socle de connaissances selon un référentiel, parfois aligné sur des standards openBIM.
  • Certification éditeur : elle valide la maîtrise d’un logiciel, mais pas nécessairement la gouvernance projet.

Dans le pilotage, les référentiels liés à l’information (ISO 19650) et les approches openBIM (IFC, BCF) sont particulièrement structurants. Une certification utile est celle qui vérifie des compétences transférables : exigences, conventions, contrôles qualité, et traçabilité.

Quelle différence entre chef de projet BIM et BIM Manager ?

Les intitulés varient selon les entreprises, mais une distinction opérationnelle est fréquente :

  • Chef de projet BIM : il porte les objectifs et les décisions projet (jalons, arbitrages, risques), et s’assure que le BIM sert le pilotage global.
  • BIM Manager : il porte la méthode et la gouvernance des données (conventions, BEP, CDE, règles d’échange, contrôles qualité), et sécurise la cohérence inter-disciplines.

Dans les petites structures, un même profil peut cumuler les deux dimensions. Dans les grands projets, la séparation des rôles clarifie la décision (projet) et la méthode (BIM), ce qui réduit les blocages et les doublons.

Combien coûte une formation pour devenir chef de projet BIM ?

Les coûts dépendent du format pédagogique et du niveau d’accompagnement. Les ordres de grandeur observés sont généralement les suivants :

  • Formation vidéo en ligne (asynchrone) : accessible par abonnement, format flexible et économique ; l’abonnement Elephorm commence à 34,90 €/mois et donne accès à l’ensemble du catalogue.
  • Classe virtuelle (synchrone à distance) : généralement entre 150 et 400 € HT la demi-journée, avec interaction et rythme imposé.
  • Formation présentielle : généralement entre 300 et 600 € HT la journée, avec dynamique de groupe et accompagnement en salle.

Le choix se fait selon les contraintes de planning, le besoin d’interaction, et la maturité BIM de l’organisation (premier projet, montée en charge, standardisation multi-projets).

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