Cubase est une station audio numérique (DAW) conçue pour la production musicale : enregistrement multipiste, création MIDI, arrangement, édition audio et mixage au sein d’un même projet.

Pour progresser avec méthode, une formation Cubase en vidéo permet de suivre un parcours structuré, avec démonstrations, projets pratiques et montée en compétence progressive. Elephorm propose un apprentissage à son rythme, un accès illimité, un certificat de fin de formation et, quand pertinent, des fichiers d’exercices.

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Nos formations Cubase

Guide complet : Cubase

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À quoi sert Cubase en production musicale

Cubase centralise les étapes clés d’une production : composition, enregistrement, édition, mixage et export. Le logiciel s’utilise autant pour produire une maquette en home studio que pour préparer une session plus ambitieuse (prises multi-micros, arrangement orchestral, post-production musicale).

Le cœur du workflow repose sur la timeline, les pistes (audio, instrument, MIDI, groupe, FX), et une logique de routage pensée pour évoluer : démarrer simple, puis ajouter des bus (batterie, guitares, voix, FX) sans casser l’organisation. Cette approche facilite la réutilisation via des templates : par exemple un template “pop/rock” avec un bus batterie, un bus voix et des retours reverb/delay, ou un template “musique à l’image” avec marqueurs, changements de tempo et stems.

Les usages professionnels les plus fréquents couvrent : la production de titres (beatmaking, chanson, électro), la musique à l’image (cues, export de stems), l’édition et le nettoyage de prises, ainsi que la préparation de sessions pour un mix final. Les limites existent : selon les habitudes, certaines équipes préfèrent un autre DAW pour l’enregistrement en studio, ou un outil dédié pour la gravure de partitions, mais Cubase vise précisément un équilibre entre création et finition.

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Démarrer un projet : réglages, pistes et organisation

Un projet robuste commence par des réglages cohérents : fréquence d’échantillonnage, résolution, buffer, tempo et signature. Un paramétrage stable évite les surprises à l’export (décalages, artefacts) et sécurise l’archivage. En contexte musique à l’image, l’ajout de marqueurs (scènes, transitions, points de sync) permet de naviguer vite et de livrer des versions propres.

L’organisation des pistes influence directement la productivité. Une méthode efficace consiste à : nommer dès le départ (Kick, Snare, Bass, Lead Vox), colorer par familles, créer des dossiers (Drums, Music, Vocals), puis construire un routage lisible (Group “DRUM BUS”, “MUSIC BUS”, “VOCAL BUS”, et un “MIX BUS”). Un simple gain staging en amont évite de “pousser” les faders trop haut, et laisse de la marge aux traitements.

Exemple concret : sur un morceau pop, les pistes de voix se répartissent en Lead / Doubles / Harmonies, routées vers un bus voix. Sur ce bus, un correctif léger (EQ), une compression contrôlée et une de-ess si nécessaire créent une base stable. Les effets (reverb, delay) restent en retours dédiés pour doser finement par envois, plutôt que de multiplier les inserts identiques.

Enfin, la gestion des médias (consolidation, nettoyage des fichiers inutiles, sauvegardes) fait partie du métier : un projet bien rangé se réouvre plus vite, se transfère mieux, et limite les erreurs de livraison.

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Composer et programmer : MIDI, instruments et expression

La force d’un DAW moderne se mesure souvent à la profondeur du MIDI. Dans Cubase, l’écriture passe par l’enregistrement au clavier, le dessin en éditeur, ou la programmation rythmique. Les opérations structurantes restent intemporelles : quantification (avec dosage), swing, vélocité, et micro-déplacements pour éviter un rendu mécanique.

En production électronique, un workflow courant consiste à bloquer une boucle (8 ou 16 mesures), puis à créer des variations : ouverture de filtre, changements de pattern de hi-hats, fills de batterie, et automatisations de send delay dans les transitions. En production plus organique, une basse MIDI gagne en réalisme via des variations de vélocité, un placement légèrement “en arrière”, et des articulations cohérentes.

Pour la composition orchestrale, la notion d’ articulations et d’ expression devient centrale. Un même patch de violons peut nécessiter legato, staccato, pizzicato, et des dynamiques continues. Une méthode professionnelle consiste à préparer un template : familles d’instruments, bus de sections (Strings, Brass, Woodwinds), retours de réverbération convolution, et une stratégie de contrôle (modwheel, expression, velocity) uniforme sur tout le projet.

Exemple concret : une scène “montée en tension” peut démarrer avec un ostinato de cordes (spiccato), puis ajouter une progression d’accords en pads, un motif de piano, et des impacts. La lisibilité du MIDI (noms, couleurs, plages) accélère les retouches demandées en production (changer une harmonie, alléger une orchestration, livrer une version sans percussions).

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Enregistrer et éditer : prises, nettoyage et correction

Pour l’audio, l’objectif reste identique quelle que soit la génération du logiciel : capter une prise propre, puis éditer sans dégrader. Cela passe par une chaîne de prise cohérente (micro, préampli, niveaux), une gestion des latences (pilotes, buffer) et une méthode de session (punch in/out, playlists de prises, commentaires).

Une fois les prises enregistrées, l’édition s’articule autour de trois blocs : montage (sélections, coupes, fondus), timing (alignement léger, resserrage rythmique) et intonation (corrections ponctuelles). Sur une voix lead, une édition de respiration, des fondus propres et une réduction de bruits parasites (clics, chocs de pied, frottements) apportent souvent plus qu’un traitement lourd.

Exemple concret : sur une guitare rythmique doublée, l’alignement micro-timing entre L et R augmente la sensation de puissance, à condition de préserver un minimum de “vie” pour éviter un effet trop figé. Sur une voix, une correction d’intonation subtile corrige les notes problématiques tout en conservant les attaques et les vibratos.

Les limites à garder en tête : toute correction extrême peut introduire des artefacts. Une approche professionnelle privilégie les bonnes prises, puis utilise l’édition comme un outil de finition, pas comme un moyen de “sauver” un enregistrement fragile.

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Mixer et livrer : balance, traitement, contrôle et export

Un mix solide commence par la balance et le panoramique, avant les plugins. Une fois l’équilibre posé, les traitements servent un objectif précis : clarifier le bas-médium, contrôler la dynamique, créer de la profondeur, et stabiliser la perception du niveau. Les bus (drums, voix, musique) simplifient le contrôle et favorisent une cohérence sonore.

Le mixage moderne combine souvent : EQ correctif, compression (piste et bus), saturation légère pour la densité, et effets temps (reverb, delay) dosés via envois. L’automation reste la clé : une voix qui “tient” le morceau se pilote sur les mots importants, les fins de phrases et les sections (couplet vs refrain).

Le contrôle de monitoring fait partie du processus. La comparaison A/B avec des références (niveau aligné), l’écoute à faible volume et la vérification mono détectent rapidement les excès (trop de sub, trop de sibilance, stéréo instable). Des outils de mesure (peak/RMS/LUFS, spectre) servent de garde-fous, sans remplacer l’oreille.

À l’export, le besoin professionnel se décline en livrables : master stéréo, stems (DRUMS, BASS, MUSIC, VOX), version instrumentale, a cappella, voire versions “TV mix”. Un export propre implique des débuts/fins propres, une queue de reverb maîtrisée, et un nommage standardisé pour éviter toute ambiguïté en diffusion.

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Apprendre Cubase : méthode, exercices et progression réaliste

Apprendre un DAW se fait plus vite en séparant les compétences : navigation et raccourcis, création MIDI, enregistrement audio, édition, mixage, puis livraison. Une progression réaliste consiste à pratiquer sur de petits projets complets, plutôt que d’accumuler des fonctions sans contexte.

Exercice recommandé pour démarrer : produire un morceau d’une minute en imposant des contraintes. Exemple : une batterie (sampler), une basse (instrument virtuel), deux couches harmoniques, une mélodie, et un bus reverb + un bus delay. L’objectif n’est pas la perfection, mais la compréhension du flux : création → arrangement → mix rapide → export.

Exercice recommandé pour l’audio : enregistrer une voix (ou une guitare) en plusieurs prises, réaliser un comping propre, nettoyer les respirations, puis appliquer une chaîne minimale (EQ, compression légère, de-ess si besoin). L’objectif est d’obtenir une piste “mix-ready” sans sur-traitement.

Une formation Cubase efficace s’appuie sur des projets concrets (pop/rock, électronique, orchestral), des fichiers d’entraînement, et une logique de templates. Enfin, suivre les évolutions du logiciel reste utile : les versions récentes améliorent souvent le workflow (édition, monitoring, notation), mais les fondamentaux (gain staging, arrangement, dynamique, écoute critique) restent les mêmes d’une version à l’autre.

Les points clés

  • Production audio multipiste Enregistrement, comping et édition précise pour construire des prises propres, prêtes à être mixées.
  • Création MIDI avancée Écriture, quantification, humanisation et orchestration pour piloter des instruments virtuels et des synthés.
  • Arrangement et harmonie Outils d’aide à la composition pour structurer un morceau, gérer les accords et accélérer la mise en place.
  • Mixage et automation Console de mixage, routage par bus, traitements dynamiques et automation pour un rendu cohérent et moderne.
  • Notation et partitions Fonctions de score pour relire une écriture, préparer des supports de jeu et communiquer avec des musiciens.
  • Écosystème studio intégré Compatibilité VST/ASIO, gestion de presets, templates et organisation de sessions pour gagner du temps.

À qui s'adressent ces formations ?

Musicien en home studio Cherche un workflow complet pour composer, enregistrer et finaliser des morceaux de manière autonome.
Compositeur pour l’image A besoin d’outils MIDI, d’arrangement et d’exports en stems pour livrer des versions synchronisées.
Ingénieur du son orienté production Souhaite optimiser l’édition, le mixage, le routage et le contrôle de monitoring dans un DAW.
Sound Designer orienté création Veut éditer, transformer et intégrer des éléments audio dans des sessions structurées et réutilisables.
Producteur musical et arrangeur Doit passer vite de l’idée à une démo solide, puis itérer efficacement sur l’arrangement et le mix.

Métiers et débouchés

Garant de la qualité audio en studio, en audiovisuel ou en live, avec des tâches de prise de son, montage, mixage et diffusion.
Salaire médian 32 000 - 45 000 € brut/an
Source Onisep, Indeed
Perspectives
Évolution vers la direction sonore, la post-production ou la supervision technique.

Le Sound Designer conçoit, enregistre, transforme et organise des sons afin de construire une identité sonore cohérente pour un film, un jeu vidéo, une publicité, un podcast, un spectacle ou une expérience interactive. Dans le jeu vidéo, l’enjeu dépasse la simple création d’effets : le métier intègre aussi l’implémentation et les tests des sons dans un environnement interactif (déclenchements, variations, états, mix dynamique). (snjv.org)

Le métier repose sur un équilibre entre sens artistique et contraintes de production (délais, budget, cahier des charges, normes de diffusion). (onisep.fr) Pour monter en compétences, une formation Sound Designer peut se compléter par une pratique régulière et des ressources en ligne comme Elephorm (plateforme française de formation vidéo professionnelle, apprentissage à son rythme, accès illimité et certificat de fin de formation).

Salaire médian 30 000 - 43 000 € brut/an
Source Apec, Glassdoor
Perspectives
La progression passe souvent d’un poste de Sound Designer généraliste vers une spécialisation (audio interactif, montage son, sound design de créatures, voix, UI/UX audio) ou vers la supervision. Dans le jeu vidéo, l’évolution naturelle mène vers Audio Director, avec une coordination plus large de la création et de l’intégration sonore. (snjv.org) Dans l’audiovisuel, l’évolution peut s’orienter vers des responsabilités de supervision ou vers des métiers connexes comme Ingénieur du son, selon le périmètre des projets et la structure d’emploi. Les perspectives dépendent fortement du portfolio, du réseau et de la capacité à livrer des contenus fiables dans une chaîne de production.

Le Compositeur crée de la musique originale pour un public, un interprète, une marque ou une œuvre audiovisuelle (film, série, publicité, jeu vidéo, podcast). Cette activité combine une exigence artistique (mélodie, harmonie, orchestration) et une réalité de production (maquette, enregistrement, mixage, livrables techniques). Une fiche métier structurée aide à clarifier les attendus concrets du secteur et les étapes pour devenir Compositeur de manière réaliste, notamment en construisant un portfolio et un réseau.

Pour monter en compétences à son rythme, Elephorm propose une approche vidéo orientée pratique avec des formateurs experts, un accès illimité, un certificat de fin de formation et, selon les cours, des fichiers d’exercices pour reproduire des workflows de production.

Salaire médian 45 000 - 50 000 € brut/an
Source Insee, Glassdoor
Perspectives
Le métier évolue souvent vers des spécialisations valorisées : musique à l’image, composition pour le jeu vidéo, identité sonore de marque ou production musicale. Avec l’expérience, le Compositeur prend davantage de responsabilités de direction artistique, de supervision musicale ou de production, en pilotant des musiciens, des ingénieurs du son et des prestataires. L’activité se consolide aussi par l’édition musicale, la constitution d’un catalogue et la récurrence des synchronisations. Une diversification vers l’enseignement, le sound design ou le mixage permet de stabiliser les revenus quand les projets sont irréguliers.

Le Producteur musical pilote un projet de musique enregistrée en combinant vision artistique, gestion budgétaire et stratégie de diffusion. Selon les contextes, il finance la production d’un enregistrement et se rémunère via son exploitation, ou il intervient comme directeur artistique et coordinateur de production, au plus près de l’artiste et du studio. (fr.wikipedia.org)

Le métier s’exerce en label, en studio, en société de production, ou en indépendant, avec des revenus souvent variables car une part de la valeur se joue sur la performance du catalogue et la négociation des contrats. Dans ce cadre, une formation Producteur musical sert surtout à structurer une méthode, un réseau et un portefeuille de projets aboutis. Elephorm, plateforme française de formation vidéo professionnelle, propose un apprentissage à son rythme avec accès illimité et certificat de fin de formation, utile pour consolider des compétences MAO et de production. (maformation.fr)

Salaire médian 33 655 - 66 750 € brut/an
Source Glassdoor, CNM
Perspectives
Le métier évolue souvent vers la création ou la reprise d’une structure (label, société de production, studio) et la gestion d’un catalogue de masters. La spécialisation est fréquente : production pour la musique à l’image, le jeu vidéo, l’éditorial de plateforme, ou un genre musical précis, afin d’améliorer la différenciation et la récurrence des revenus. La montée en compétence passe aussi par des fonctions connexes comme direction artistique, A&R, ou ingénierie du son, selon le profil initial. (hellowork.com)

Questions fréquentes

Cubase sert-il plutôt à enregistrer ou à composer ?

Cubase couvre les deux usages, ce qui explique sa présence en production musicale.

  • Pour composer : gestion MIDI, instruments virtuels, édition détaillée et outils d’arrangement.
  • Pour enregistrer : prises audio multipistes, montage, fondus, comping et préparation au mix.
  • Pour finaliser : routage par bus, automation, export stéréo et exports en stems.

Le choix dépend surtout du workflow : certains projets démarrent en MIDI puis passent à l’audio, d’autres font l’inverse.

Cubase convient-il à la musique orchestrale et aux maquettes réalistes ?

Oui, car le logiciel gère des projets complexes avec de nombreuses pistes, un routage structuré et une édition MIDI fine.

Pour une maquette orchestrale crédible, trois éléments font la différence : articulations (legato/staccato/pizzicato), contrôleurs (dynamique, expression) et humanisation (timing, vélocité, variations).

Un template bien pensé (sections, bus, retours de réverbération, conventions de nommage) réduit fortement le temps d’édition et accélère les retours client.

Quelles sont les alternatives principales à Cubase ?

Plusieurs DAW peuvent répondre à des besoins proches, avec des forces et limites différentes :

  • Ableton Live : excellent pour création électronique et performance, moins orienté “studio traditionnel”.
  • Logic Pro : très complet et apprécié pour la production, mais limité à macOS.
  • Pro Tools : standard dans certains studios pour l’édition et l’enregistrement, plus exigeant à prendre en main et souvent centré sur l’audio.
  • Studio One : workflow moderne et efficace, choix fréquent pour une approche “tout-en-un”.

Le meilleur choix dépend des habitudes, des collaborations et du type de projets livrés.

Quel matériel minimum pour travailler confortablement ?

Un environnement stable prime sur la surenchère matérielle.

  • Interface audio avec pilotes stables pour gérer la latence.
  • Casque de monitoring ou enceintes de proximité pour mixer de manière fiable.
  • Processeur et RAM adaptés au volume de pistes et aux instruments virtuels.
  • Stockage SSD recommandé pour charger rapidement projets et bibliothèques.

En cas de craquements audio, l’ajustement du buffer et la désactivation temporaire d’effets lourds restent des leviers simples.

Comment enregistrer une voix sans gêne de latence ?

La latence se gère en combinant configuration, monitoring et méthode de session.

  • Réduire le buffer pendant la prise, puis l’augmenter au mix.
  • Monitoring direct via l’interface si disponible, pour une écoute quasi immédiate.
  • Mix casque dédié (retours séparés) pour donner au chanteur un confort d’écoute sans perturber le mix principal.

Un bon équilibre “clic + repères + voix” améliore souvent la performance plus qu’un traitement lourd.

Quelle approche pour progresser rapidement sur Cubase ?

La progression la plus efficace repose sur des projets courts, répétés et mesurables : produire une minute aboutie, puis deux, puis un morceau complet.

  • Bloc 1 : navigation, raccourcis, création de pistes et exports simples.
  • Bloc 2 : MIDI (édition, quantification, groove) et arrangement.
  • Bloc 3 : enregistrement audio, montage et correction légère.
  • Bloc 4 : mixage (bus, effets, automation) et livrables (stems).

Pour structurer cet apprentissage, Elephorm propose une formation Cubase en vidéo avec accès illimité, apprentissage à son rythme, certificat de fin de formation et, selon les cours, fichiers d’exercices.

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