L'Invention de l'Imprimerie par Gutenberg

Gutenberg : la première technique d'impression
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Objectifs de cette vidéo:

- Comprendre l'évolution de l'imprimerie avant et après Gutenberg.

- Appréhender le processus technique de la typographie à caractères mobiles.

- Analyser l'impact de l'invention de Gutenberg sur la société et la diffusion des connaissances.

Découverte de l'invention révolutionnaire de Gutenberg en 1450, la typographie à caractères mobiles, et son impact sur la diffusion des livres.

En 1450, Johannes Gensfleisch, dit Gutenberg, révolutionne l'histoire de l'imprimerie en inventant la typographie avec des caractères mobiles. Avant cette innovation, les moines gravaient chaque page à l'envers sur des planches de bois, un processus long et coûteux. Gutenberg propose de graver chaque caractère séparément, permettant de composer et recomposer des pages entières plus rapidement et à moindre coût.

Initialement, les caractères étaient en bois, mais Gutenberg réalise rapidement que ce matériau s'use trop vite et opte pour des caractères en métal. Son premier ouvrage imprimé est la Bible, un texte très demandé mais jusqu'alors inaccessible au grand public en raison de son coût élevé lorsqu'elle était manuscrite. L'invention de Gutenberg réduit considérablement le prix des livres, bien que ceux-ci restent coûteux.

La méthode de Gutenberg reste utilisée avec peu de changements pendant des siècles et influence encore aujourd'hui certaines techniques d'impression. De nos jours, des artisans continuent d'employer des techniques similaires pour certains travaux spécifiques comme les cartes de visite ou les affiches.

Le procédé complet incluait la taille de poinçons en acier, la création de moules en cuivre, et l'utilisation d'un alliage pour produire des caractères individuels qui sont ensuite arrangés dans des casses. Cette innovation a marqué un tournant dans l'histoire de l'imprimerie et de la diffusion des connaissances.

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Questions réponses
Qui est Johannes Gensfleisch?
Johannes Gensfleisch, également connu sous le nom de Gutenberg, est l'inventeur de la typographie à caractères mobiles en 1450.
Pourquoi Gutenberg a-t-il décidé d'utiliser du métal pour ses caractères?
Gutenberg a choisi le métal parce que les caractères en bois s'usaient trop vite, ce qui réduisait la durabilité et l'efficacité de son procédé d'impression.
Quel était le premier livre imprimé par Gutenberg?
Le premier livre imprimé par Gutenberg était la Bible, connue sous le nom de la Bible de Gutenberg.
Nous voilà arrivés en 1450, et en 1450, eh bien, quelqu'un a eu une bonne idée. Je pense que vous savez à peu près de quoi je veux parler, mais je vais revenir un petit peu en arrière pour bien vous expliquer le contexte. Dans les monastères, dans les églises, certains moines ont eu une idée pour pouvoir dupliquer les travaux qu'ils faisaient, et cette idée c'était tout simplement, enfin tout simplement, façon de parler, c'était de graver chaque page en entier sur une planche de bois, donc de la graver à l'envers, et ensuite de la recourir d'encre, de coller une feuille de papier, et hop, on a imprimé une page, c'est magnifique, sauf que ça prend du temps, sauf que ça prend beaucoup de temps, que ça coûte cher, et que c'est pas très très pratique tout ça, que c'est assez fastidieux. Et donc, en 1450, dans la ville de Mayence, eh bien, il y a un garçon débrouillard qui s'est dit, mais là il y a peut-être un truc à faire. Il s'est dit, au lieu de graver une page en entier, pourquoi on ne graverait pas chaque caractère séparément, pour pouvoir ensuite les aligner, les mettre ensemble, reconstituer des lignes entières, imprimer la page, et ensuite reprendre les caractères, faire une autre page, etc. etc. Ce qui évite d'avoir à tailler chaque page en entier. Donc il s'est dit, je vais faire ça. Ce garçon, vous l'avez compris, il s'appelle Johannes Gensfleisch, vous ne l'aviez peut-être pas compris, parce qu'en fait, il utilise le nom de sa mère, pour que ce soit plus simple à se rappeler, et sa mère s'appelle Guttenberg. C'était évidemment Johannes Gensfleisch, dit Guttenberg, qui a inventé, tout simplement, comme ça, un jour, un matin, en se levant, en 1450, la typographie avec des caractères mobiles. Alors au départ, les caractères étaient en bois, mais il s'est quand même rendu compte assez vite que le bois, ça s'usait très très très vite, et du coup, toute l'ingéniosité de son invention tombait un petit peu à l'eau. Donc il s'est dit qu'il allait les faire en métal. Et le premier livre que Guttenberg a fait avec son invention, c'était la Bible. La Bible, à l'époque, c'était un peu le best-seller, que tout le monde voulait. Tout le monde le voulait, mais personne ne pouvait l'avoir, parce qu'une Bible, à l'époque, vous vous rendez compte, il y a beaucoup de pages quand même, il y a quelques centaines de pages, et donc si c'était fait à la main, chaque page, par un moine, ça coûtait très très cher. Alors qu'avec l'invention de Guttenberg, bon, ça coûtait encore très très cher, mais beaucoup moins. La Bible de Guttenberg, donc, qui est un livre assez imposant, qui fait à peu de choses près un A3. Aujourd'hui, il en existe encore 22 exemplaires en bon état, vous pouvez en voir un petit peu partout, il y en a un à l'abbaye de Joaimondé, en Normandie, il y a un exemplaire, je crois, il y a un exemplaire, deux exemplaires à la bibliothèque de Londres, et il y a également un exemplaire qui a été scanné entièrement, numérisé entièrement, et qui est disponible gratuitement sur internet, vous pourrez retrouver son adresse en demandant à monsieur Google. Le génie de Guttenberg, c'est d'avoir inventé un système qui était tellement parfait qu'il est resté inchangé pendant tout le temps, parce qu'aujourd'hui, c'est vrai qu'on a plutôt l'habitude de faire des mises en page avec un ordinateur, un traitement de texte, un logiciel, etc., etc., une imprimante. Mais il faut savoir que le système que Guttenberg avait mis en place, il est resté à peu de chose près inchangé jusqu'à il y a 20 ou 30 ans, et encore aujourd'hui, encore maintenant, au moment où je vous parle, au moment où vous voyez cette formation, il y a des imprimeurs en France, en Europe, dans le monde entier, il y a des imprimeurs qui continuent d'imprimer, évidemment, principalement des cartes de visite, des affiches, mais aussi parfois des petits livres avec le même système. Alors le système de Guttenberg, comment cela fonctionnait-il ? Je vais vous expliquer en quelques mots. Au départ, il y a ce qu'on appelle la taille du poinçon. Alors un poinçon, qu'est-ce que c'est ? C'est tout simplement une tige d'acier qui fait à peu près 20 cm de long, à peu de chose près. Après, ça dépend de la taille du caractère que l'on essaye de tailler, puisque aujourd'hui, par exemple, lorsque l'on tape une phrase dans un traitement de texte, si jamais elle est en core 12, par exemple, 12 points, et que l'on veut l'avoir en plus grand, il suffit tout simplement de la sélectionner, de mettre core 24, et elle est deux fois plus grande. Ça, c'est aujourd'hui. Mais avant, lorsqu'on avait un caractère en core 12, donc on tapait une ligne en core 12, voilà, c'était très bien, si jamais le commanditaire se disait « Ah bah oui, mais finalement, j'aimerais bien plutôt que ce soit en core 18 ou 20 », eh bien à ce moment-là, il fallait que le typographe, que le créateur de typographie, taille chaque lettre encore une fois, une par une, en core 18 ou 24, etc., ça lui reprenait encore un mois et demi, donc c'était beaucoup plus fastidieux que maintenant. Donc, on a un poinçon, un poinçon, donc une tige de métal, encore une fois de l'acier très très très très dur, et cette tige de métal, au bout de la tige de métal, eh bien le typographe devait tailler chaque caractère un par un, dans la bonne taille, et devait le tailler à l'envers. Voilà, donc ça, c'était déjà la première étape du boulot de designer de caractère typographique, chaque caractère sur la tige d'acier. Quand ça s'était fait, quand son poinçon était fait, eh bien il prenait un métal beaucoup plus mou. Alors, en l'occurrence, c'était principalement du cuivre, donc il prenait un gros bloc de cuivre, une feuille de cuivre un peu épaisse, on va plutôt dire, il la posait sur son étal, il prenait le poinçon qu'il posait dessus, il prenait une grosse masse, il tapait très fort, et donc ça donnait l'empreinte du caractère, cette fois-ci en positif, dans la feuille de cuivre. Et quand il avait fait ça, eh bien il prenait un autre métal, qui cette fois-ci était fondu, donc en général c'était de l'étain avec plein de choses, il fondait son métal, qu'il faisait couler dans le moule qu'il avait créé donc avec sa fameuse feuille de cuivre, et ça donnait naissance à un caractère, et puis après il remettait un peu de métal, ça donnait deux caractères, trois caractères, etc, etc, etc. Tout ça faisait qu'à la fin, on avait plein de petits caractères en métal, ce qu'on appelle une casse. Alors pourquoi on appelle ça une casse ? Parce que lorsque tous ces caractères, lorsqu'on avait plein de A, de B, de C en capital, en minuscules, etc, lorsqu'on avait tous ces caractères-là, eh bien on les rangeait dans des tiroirs en bois avec plein de petites cases, d'accord ? Toutes les cases du haut, c'était les capitales, les majuscules, et toutes les cases du bas, c'était les minuscules. Et d'ailleurs, alors je fais une petite parenthèse pour vous expliquer que c'est de ces casses en question, de ces tiroirs en bois, que nous vient l'expression que vous avez peut-être entendue, que vous entendrez sûrement de toute façon, c'est-à-dire que comme les caractères minuscules étaient rangés en bas de ce tiroir, dans la partie basse, eh bien on les appelait des bas de casse, car le tiroir s'appelle une casse. Donc bas de casse, c'est des caractères minuscules, alors que les capitales étaient rangés en haut. Et ensuite, l'artisan typographe prenait un composteur, c'est-à-dire un petit cadre de métal, comme vous pouvez le voir juste à côté, prenait un composteur dans lequel il mettait chaque lettre l'une à côté de l'autre, chaque caractère l'une à côté de l'autre, pour former une ligne entière. Et lorsqu'il avait ces lignes entières, il la prenait, et il la mettait dans ce qu'on appelle un marbre, c'est-à-dire un cadre comme ça, de métal ou de bois, il mettait toutes les lignes les unes au-dessus des autres dedans, et quand il avait sa page entière, eh bien à ce moment-là, il lui suffisait tout simplement d'enduire le tout d'encre, de poser une feuille de papier, d'abaisser une presse à vis, c'est-à-dire une vis qui tourne, qui permet d'abaisser un poids, qui comprimait la feuille sur les caractères, et qui donnait naissance à un imprimé de qualité.

Programme détaillé de la formation

12 commentaires
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Isabelle75
Il y a 4 months
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Une très belle formation. David Rault nous explique parfaitement les choses, est très clair. C'est un véritable plaisir de l'écouter nous raconter l'histoire de la typographie et ses usages. Je recommande fortement ce module.
isapironneau
Il y a 6 months
Commentaire
Passionnant et très instructif.
Une pépite, cette formation ! On en ressort tellement plus riche.
Merci à David RAULT !
cyriaque.lecomte
Il y a 1 year
Commentaire
J'ai toujours trouvé que parler typographie était d'un ennui mortel. C'était avant de voir ce cours incroyablement passionnant, très clair et qui donne vraiment des informations intéressantes et pertinentes. Quel plaisir !
charles.sename
Il y a 1 year
Commentaire
Très bon orateur, bien construit, de très bonnes bases sont posées tout ceci avec un rythme juste. Passionné et passionnant, David Rault donne les bases pour qui veut approfondir le sujet.
Un grand merci à lui.
spamluv
Il y a 1 year
Commentaire
Super vidéo pour appréhender de meilleure manière la typographie et ses différentes connotations associés, ainsi qu'une partie historique et culturelle sur la construction de l'écriture et de la typo très instructive.
séverinesolati
Il y a 1 year
Commentaire
Cette formation est une érudition.
Le formateur est agréable à écouter. Il a su me captiver par l'histoire de la typographique. Aussi, Il nous pousse à réfléchir.
J'apprécie beaucoup sa gestuelle, l'expression de son visage accompagne à merveille son dialogue. Le montage de la vidéo est très bien faite aussi.
delfe57
Il y a 2 years
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Très instructif. Formateur clair et très agréable à écouter.
yacouba.k
Il y a 2 years
Commentaire
Belle formation! Formateur très TOP
geraldine.masse
Il y a 3 years
Commentaire
Formation extrêmement intéressante. La partie historique est captivante, les points théoriques sont pertinents. Le formateur partage sa passion avec nous, une totale réussite.
shop_5
Il y a 3 years
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Merci pour cette formation passionnante , très pertinente et agréable à suivre !
helene_rabault
Il y a 3 years
Commentaire
Les conseils sur les associations de polices de caractères fournissent une bonne base et permettent de connaître des erreurs à éviter. Les explications sur la classification de Maximilien Vox complètent utilement le livre ABDC de la typographie par le même David Rault. En seulement deux heures ont ressort déjà très changé dans son rapport aux caractères. Merci.
larrosoirblog
Il y a 3 years
Commentaire
Formation très intéressante, surtout la première partie détaillant les origines de la typo.
Formateur agréable à écouter.
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