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L'apparition des Fractures et des ligatures en typographie

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Les Fractures, les ligatures
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Sommaire de la formation

Détails de la formation

En 1066, Guillaume le Conquérant envahit l’Angleterre ; s’ensuit une interpénétration des cultures et par la même, des écritures. C’est à l’Abbaye aux Hommes de Caen, en France, que voit le jour en 1075 le caractère Fraktur communément appelé (à tort) Gothique, en raison de son importante expansion en Allemagne, mais qui doit en réalité ses origines aux moines copistes anglais.
D’abord arrondi, le caractère Fraktur se fait de plus en plus vertical, de plus en plus anguleux et de plus en plus étroit. Les espaces entre les lettres s’estompant peu à peu, on a recours à une ponctuation particulière au-dessus de certaines lettres pour les différencier : c’est l’origine de l’usage du point sur les i.
Petite parenthèse sur les ligatures : la gravure sur pierre, tout comme l’écriture de documents administratifs sur papyrus puis sur parchemin, a toujours été une activité rémunérée, qui coûtait fort cher au client : très tôt, les scribes eurent recours à des ligatures, ou abréviations de lettres, c’est-à-dire à la création de nouveaux caractères qui en englobaient deux, parfois trois, gagnant ainsi en place ce qu’ils perdaient en lisibilité. Les techniques se simplifiant, ces ligatures ont petit à petit disparu, permettant au plus grand nombre de déchiffrer facilement les textes courants, mais certaines ont subsisté, soit dans les travaux littéraires de luxe, les ouvrages parfaitement typographiés (fi, fl, ffi, ffl, ff), soit dans l’usage courant, comme c’est le cas du & ; appelé à tort « e commercial », c’est en réalité une « esperluette », la ligature du « e » et du « t ». On peut également citer le cas du @, ligature du a et du d pour la locution latine ad, qui signifie « à, chez » : sens qui est toujours le sien aujourd’hui.