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Le format RAW avec Lightroom 2

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    Le format RAW
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Ce cours vidéo fait partie de la formation Apprendre Adobe - Photoshop Lightroom 2

Détails de la formation

L’un des grands avantages de Lightromm c’est qu’il est capable de traiter des fichiers bruts. De quoi s’agit-il ? Les appareils photo numériques, en tout cas à partir des reflex, génèrent deux types de fichiers. Les fichiers JPEG directement traités par l’appareil qui sont comparables aux diapositives et qui sont directement exploitables. Ensuite nous avons les fichiers RAW, ce sont des fichiers bruts qui sont comparables aux négatifs, ne sont pas développés, il faut donc les traiter. Le fichier brut s’appuie sur les informations lumineuses, directement recueillies par le capteur, on parle de bruts de capteur, elles sont recueillies en valeur numérique, mais sans aucun traitement. Sur la quasi-totalité des appareils photo numériques, les capteurs utilisent une matrice colorée qu’on appelle la matrice de Bayer. En voici un schéma, avec un motif de 2 pixels, on parle ici de photosite, de vert, un bleu et un rouge qui vont se répéter sur la surface du capteur. Pour chaque photosite, les couleurs sont enregistrées de façon parcellaire, car en faite, il n’y a qu’une seule composante alors que dans une image finale les pixels traités en contiennent trois, le rouge, le vert et le bleu. Pour le développement il faut procéder une opération assez complexe qu’on appelle le dématriçage. C’est le module développement qui s’en charge. Il va procéder à une recomposition totale de l’image à l’aide des calculs très complexes. Voici un petit schéma qui nous montre le procédé, au départ notre fichier brut avec trois couches parcellaires qui se superposent et puis après recomposition, des couches complètes qui produisent l’image finale. En pratique, on ne voit jamais un fichier RAW tel quel. Mais les fichiers bruts contiennent des informations sur les conditions de prise de vue, exposition, balance des blancs notamment qui sont utilisés par le moteur de développement au moment de l’importation pour générer un aperçu par défaut. C’est ce qui peut expliquer la différence entre le rendu de Lightroom et le rendu des fichiers JPEG produits par votre boitier. Pourquoi les fichiers bruts sont si intéressants ? Et bien c’est parce qu’ils possèdent un potentiel très important. Ils utilisent un codage beaucoup plus fin pour les paliers de luminosité. Ils travaillent sur 12 bits c'est-à-dire 4096 niveaux de luminosité et sur certains boitiers on monte à 14 bits avec de niveau supplémentaire ou même sur le dos numérique à 16 bits. De leur côté, les fichiers JPEG ont perdu une quantité importante d’information pendant le traitement interne. Au final, ils utilisent un codage sur seulement 8 bits c'est-à-dire 256 niveaux e luminosité. Les RAW offrent donc une réserve d’informations nettement plus importante en particulier pour corriger l’exposition ou encore pour modifier la balance des blancs. Attention, car la finesse du codage ne modifie pas la dynamique, c'est-à-dire la capacité du capteur à distinguer les nuances à la fois dans les hautes et les basses lumières, mais elle permet simplement de l’exploiter au maximum. L’une des particularités des fichiers RAW c’est qu’ils enregistrent la lumière de façon linéaire, c'est-à-dire sur des paliers un petit peu comme des escaliers avec des chiffres entiers, 0, 1, 2 et ainsi de suite. Ici sur 12 bits, on aura donc nos 4096 paliers. La conséquence c’est une quantité importante de paliers pour les hautes lumières et un nombre beaucoup plus réduit dans les basses lumières. Par exemple, la valeur 2 enregistre deux fois plus de lumière que 1. Dans ce cas, il n’y a qu’un seul palier pour un diaphragme à l’inverse à 4096 pour passer à deux fois moins de lumière, on est sur le palier 2048. Or la vision humaine ne fonctionne pas de la même façon puisqu’elle est sensible à des écarts proportionnels dans la lumière. On estime que l’œil humain perçoit des variations lumineuses de l’ordre de 1%. Ce qui fait que sur un diaphragme, une personne peut distinguer environ 70 nuances. Conséquence directe de cette capture linéaire, c’est qu’il faut appliquer un traitement préalable pour rééquilibrer les valeurs et les rapprocher de la perception humaine ; mais aussi pour tenir compte de l’affichage sur les écrans non linéaires. C’est ce qu’on appelle la courbe de Gama ou encore la courbe de transfert. Elle est appliquée tout de suite après le dématriçage, alors en voici un schéma. Il y a une conversion des valeurs linéaires, en valeur perceptuelle de façon à les rééquilibrer. Il s’agit en faite d’une opération interne, qui intervient avant l’affichage. Il ne faut pas la confondre avec la courbe de tonalités qu’on peut trouver dans le module de développement. Pourquoi aborder ici ce point technique assez complexe ? Et bien c’est parce qu’avec Lightroom on va aussi trouver le DNG profile editor, un outil qui permet de créer des profils color émetrique avant le développement et qui permet, si nécessaire, de conserver le rendu linéaire, qui apparaît beaucoup plus sombre. Après le dématriçage et l’application de la courbe de transfert, il y a plusieurs autres opérations dans le développement. A commencer par l’application de la balance des blancs, c'est-à-dire l’équilibrage des sensibilités dans les axes bleu jaune et vert magenta de façon à obtenir un rendu des couleurs neutres, sans dominante colorée marquée. L’exposition c'est-à-dire la possibilité de sur ou de sous-exposer après la prise de vue, dans la limite des informations exploitables sur le fichier ; la netteté, un traitement d’accentuation pour le pique des images ; une intervention sur le contraste qui peut être global ou localisé ; le rendu des couleurs de façon à saturer ou dé saturer les couleurs ou encore à apporter des variations dans le rendu des principales teintes. La réduction du bruit c'est-à-dire la réduction de la granulation apparente, surtout pour les photos prises à très haute sensibilité ; la correction des aberrations chromatiques c'est-à-dire l’atténuation des franges colorées, qui apparaissent par fois sur les bords des photos, et puis c’est la grande nouveauté de Lightroom 2 des corrections locales à l’aide de deux outils : le filtre gradué et le pinceau de réglage. Toutes ces opérations sont dynamiques c'est-à-dire qu’elles sont réversibles et très légères, car elles ne s’effectuent jamais directement sur les fichiers originaux. Ici c’est le moteur de développement en l’occurrence Adobe Caméra Raw qui intervient pour produire des aperçus en temps réel. Il s’agit donc d’un travail entièrement non destructif. Ici le développement est comparable au travail du laboratoire avec une grande différence, c’est qu’il reste entièrement virtuel.

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