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Cours photo | Pièges et corrections

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Pièges et corrections avec Maîtrisez votre reflex numérique
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Sommaire de la formation

Détails de la formation

"Lorsqu’on utilise les modes priorité ouverture ou vitesse, l’appareil propose un couple vitesse/ouverture adéquate mesurée par la cellule de l’appareil en rapport avec la valeur que vous avez imposée. Cette cellule peut parfois se tromper et le photographe doit corriger celle-ci, en surexposant ou sous-exposant son appareil. Pour ce faire, il doit utiliser la fonction de correction d’exposition exprimé en indice lumineux. On parlera d’iL en français et de vv en anglais. Une correction de +1iL par exemple, doublera l’exposition. Une correction de -1iL diminuera de moitié. Ainsi, si on est en mode priorité ouverture par exemple, pour une ouverture donnée, le temps d’exposition sera doublé à +1iL et divisé de moitié à -1iL. En priorité vitesse, c’est le diaphragme qui sera modifié en conséquence. Sur les reflex numérique, la correction d’exposition est souvent représentée par un barregraphe allant de -2 à +2 avec des séparations à un tiers (1/3) ou un demi (1/2), ou à une valeur chiffré entre -2 et +2. Je vous invite à consulter le manuel de votre appareil afin de trouver cette fonction. Dans ce cours photo, étudions quelques cas qui permettront de mieux comprendre cette fonctionnalité.
Associé souvent à la correction d’exposition, la fonction dite de « bracketing » peut être utilisée lorsque l’exposition semble délicate. Le bracketing consiste à prendre une même photo plusieurs fois à différentes expositions afin d’assurer un résultat correct sur l’une des photos. Cet outil permet généralement de prendre entre trois et cinq photos. Le photographe choisit ainsi la différence d’exposition souhaitée. Par exemple, ici -1iL pour la première photo, aucune correction pour la deuxième, et +1iL sur la troisième photo. Il est donc possible de corriger l’exposition directement avant le déclenchement. Cependant, la plupart des reflex numériques propose également trois types de mesures d’exposition qui correspondent à certaines situations.
- Le premier type de mesure est appelé « Evaluative ou Matricielle ». C’est la mesure par défaut de tous les reflex puisque la cellule effectue une moyenne des éléments présents dans le cadre à travers un nombre de capteurs définis de quelques dixièmes à plusieurs milliers. C’est la mesure la plus efficace dans la plupart des situations. Il est cependant plus difficile de comprendre à quel moment il faut corriger l’exposition, l’algorithme pouvant être très complexe, intégrant, par exemple, une base de données de cas typique.
- Il existe ensuite la mesure de « moyenne à prédominance centrale ». Ce type de mesure se différencie de la première par le fait qu’elle donne plus d’importance à une zone définie. Comme par exemple, 10% au centre de viseur ou sur le collimateur sélectionné. Ce choix est intéressant lorsqu’on veut prioriser la bonne exposition d’un sujet principale, comme un portrait par exemple.
- Enfin, la mesure « spot » réduite à moins de 1% généralement ou « pondéré centrale » entre 1 et 10%, permet de réaliser l’exposition exclusivement à partir de l’élément présent au centre du viseur ou sur le collimateur sélectionné. La cellule ne tiendra pas compte de l’environnement autour de ce point. Ce choix est utile lorsqu’on veut contrôler précisément l’exposition en imposant à l’appareil que l’élément sur la référence pour le calcul. Il est d’ailleurs possible, lorsque vous êtes en mode de mesure matricielle ou à prédominance centrale, de forcer la mesure d’exposition spot grâce à une touche présente sur la plupart des reflex numériques. Cette touche est appelée « AEL » ou peut être aussi indiquée grâce à une étoile, comme chez Canon par exemple.
- Lorsque vous utilisez cette touche, en laissant enfoncé ou en appuyant dessus une fois, cela dépend des marques, l’exposition est effectuée sur l’élément central présent dans votre viseur ou sur le collimateur sélectionné et reste bloqué jusqu’au déclenchement. Cela permet dans une situation difficile, de contre-jour par exemple, comme sur la photo ici, d’imposer une exposition maitrisée à l’appareil.
Etudions quelques cas qui permettront de mieux comprendre ces fonctionnalités.
La configuration d’éclairage sur le disc jockey était très disparate. Afin de conserver une bonne exposition, j’ai donc utilisé la fonction bracketting d’exposition de mon appareil pour réaliser trois photos avec 1iL de différence. Cette première est clairement sous-exposée. Cette deuxième photo, déjà plus esthétique, montre des signes de surexposition qui supprime de la matière sur le bras, le visage, ou l’arrière-plan par exemple. C’est donc la troisième photo qui fût la bonne. Notez que j’aurai également pu réaliser une mesure spot sur le visage de l’artiste. Le résultat aurait été le même. Sur certains appareils, le bracketting peut aussi s’appliquer à d’autres réglages comme la balance des bras ou la saturation par exemple.
Quand faut-il sur ou sous-exposer ? La réponse à cette question n’est malheureusement pas absolue car cela dépend du comportement général de votre appareil, à travers les technologies qui sont présentes, le type de mesure selectionné, enfin, de la scène à photographier. Il est ainsi nécessaire d’apprendre progressivement le comportement de son reflex numérique dans certaines situations délicates.
Cependant, quelques cas d’école peuvent servir de repères. L’une des situations typiques où la mesure d’exposition est erronée est la prise de vue en paysage nuageux. Généralement, une cellule réalise une moyenne d’exposition des éléments dans le viseur. Or, ce type de paysage comporte une majorité de zones très claires représentée par la neige. La cellule va alors compenser, afin de revenir à une exposition moyenne, équivalente à un gris quantifiée à 18%. Notre neige sera alors, bien grise. Comme ici ! Dans une situation où une majorité de zone claire est présente dans le cade, il est donc nécessaire de surexposer pour enregistrer la réelle luminosité des éléments. J’ai donc ici dû ici, surexposer de 1.5iL pour retrouver la blancheur de la neige.
Autre cas où la situation est inverse. Sur cette photo, le pont relativement sombre, prend la majorité de l’espace dans le cadre. La cellule a donc correctement exposé celui-ci mais notre ciel est totalement blanc malgré un très beau temps de juin. J’ai effectué une mesure spot sur le ciel ensuite. On retrouve notre beau ciel bleu, mais notre pont est franchement sous-exposé. Dans cette situation, il est nécessaire de jouer avec la compensation d’exposition pour trouver une exposition intermédiaire et conserver de la matière dans les deux éléments. J’ai cependant, utilisé une technique dans cette dernière photo dite de flash fill-in. En effet le contraste était tellement important entre le ciel et le pont qu’il était si difficile d’exposer correctement les deux. J’ai donc effectué une moyenne en sous-exposant en mesure matricielle, puis utilisé le flash pour éclairer mon premier plan. Le flash interne de l’appareil a modifié un peu les couleurs sur le pont. Mais cela n’a pas eu d’importance car la photo était destinée à une transformation contrastée en noir et blanc. Certains reflex numériques possèdent d’ailleurs des fonctions permettant le rehaussement des zones sombres en cas de fort contraste, comme ici. N’hésitez pas à les utiliser.
Dernier exemple enfin : ce sous-bois, avec cette maison en fond, reflétait une bonne atmosphère. A la première prise de vue en mesure matricielle, les premiers plans étaient bien exposés. Mais certaines zones comme les arbres, en haut à gauche, ou la partie ensoleillée vers la barrière perdait en matière. J’ai donc corrigé l’exposition, en sous-exposant volontairement pour conserver de la matière, en vue à nouveau d’un passage au noir et blanc. La sous-exposition est donc souvent nécessaire lorsque la majorité des éléments présents dans le cadre est assez sombre. L’appareil aura tendance à exposer ces éléments comme un gris de base à 18%. Et ils seront plus clairs que dans la réalité. Il est donc important de compenser l’exposition en sous-exposant.
Pour contrôler l’exposition d’une photographie, ne vous fiez pas aux écrans des reflex qui sont souvent très peu performants sur ce point. En effet, à l’œil nu, l’exposition peut varier suivant l’inclinaison de l’écran. La luminosité ambiante ou le contraste paramétré dans votre boîtier. C’est en vérifiant l’histogramme que vous contrôlerez précisément cette équilibre fragile qui est la base d’une bonne photographie.

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