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Cours photo | Interpréter l’histogramme

  • Vidéo 45 sur 57
  • 4h13 de formation
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Interpréter l’histogramme avec Maîtrisez votre reflex numérique
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Sommaire de la formation

Détails de la formation

La photographie numérique apporte la possibilité de contrôler tout de suite sur l’écran arrière de son reflex l’image effectuée quelques secondes auparavant. Cependant, il est important de ne pas se fier à l’image affichée mais d’utiliser les outils à disposition dans le boitier, nous verrons cela dans ce cours photo. Même si l’écran est un bon indicateur de contrôle, du cadrage ou de la netteté en zoomant sur l’image si cette fonction est disponible, il reste un outil médiocre et très peu fiable pour contrôler l’exposition. Ainsi, le photographe sur le terrain utilisera avec son reflex numérique, la fonction appelée « histogramme » .
L’histogramme est un graphique qui vous permet de juger de la répartition des niveaux de luminosité de votre image. L’histogramme représente le nombre de pixels en fonction de l’intensité lumineuse, des teintes sombres à gauche, aux teintes claires à droite, c’est la cartographie lumineuse de votre image. L’histogramme permet de juger de la bonne exposition de l’image, l’histogramme principal, affiché par votre reflex numérique correspond à la luminance globale mélangée des canaux rouges, verts et bleus. Certains appareils proposent même l’affichage de cette courbe sur les 3 canaux de couleurs séparément. Cela permet de contrôler la bonne répartition de la lumière sur chaque couleur. Même si cela reste pratique, une bonne compréhension de l’histogramme global permet déjà de déjouer les pièges d’une mauvaise exposition. Pour comprendre cet outil, on divisera ce graphe en 3 parties horizontales. La partie gauche du graphe représente les zones foncées de l’image et les zones d’ombres. Le centre du graphe représente les zones moyennes, la partie droite du graphe représente les zones les plus claires de l’image. Ainsi, l’histogramme est une carte visuelle de l’exposition.
Ici par exemple on s’aperçoit sur le graphe que quelques minimes zones d’ombre sont très noires, ces zones ne comportent pas de détails, elles sont donc d’un noir total. Le trait fin en verticale à l’extrémité gauche n’est pas un défaut, une photo comporte souvent une zone ou les noirs sont intenses, tant que le trait est fin et pas très haut, il n’est pas nécessaire d’apporter des corrections. On remarque aussi qu’il y a beaucoup de zones claires sur la photo qui correspondent au ciel. Typiquement, le graphique se doit d’être totalement réparti comme ici où nous avons la présence d’informations entre les zones très sombres et les zones très claires. Le photographe devra donc être attentif à l’histogramme. Si celui-ci est concentré sur la gauche, vient buter contre le pôle sombre, et reste vide avec très peu d’informations sur la partie droite, la photo peut être considérée comme sous exposée. Si au contraire il est concentré sur la droite, vient buter contre le pôle clair et reste vide avec très peu d’informations sur la partie gauche, la photo peut être considérée comme sur exposée. Dans ces deux derniers cas, une partie de l’information de l’image est perdue, l’idéal est un histogramme bien réparti entre les deux extrémités.
La lecture de cet outil est subtil, mais on peut dire que plus le graphe est rempli entre les zones sombres et les zones claires, plus de nuances de lumières sont restituées. Etudions quelques cas pour mieux comprendre cette fonctionnalité. Cette belle église est ici trop sombre, l’enjeu est de conserver du détail et des nuances dans les zones claires représentées par la façade et le parvis. A l’observation sur l’écran du reflex numérique, l’exposition semblait bonne, pourtant l’histogramme nous montre le contraire, le graphe est bien décalé sur la gauche, aucune haute lumière n’est capturée. En sur exposant franchement, on obtient cette image où l’on observe une perte d’informations dans les zones les plus claires. L’histogramme est encore révélateur puisque la partie droite bute sur son extrémité et implique des crétages importants traduits implique une perte d’informations sur les hautes lumières. Voici l’image correctement exposée, on conserve ici de l’information dans les basses, moyennes et hautes lumières. L’enjeu est donc bien de contrôler après la première prise de vue l’histogramme sur l’écran de votre reflex numérique afin d’en vérifier la bonne exposition.
Sur ce ciel en contre-jour, la difficulté était de conserver des détails dans les hautes lumières afin de ne pas brûler les nuages sans boucher totalement les parties sombres, ici, le graphe est idéalement réparti. Ne recherchez pas non plus un histogramme composé de pics, sur cette image par exemple, la lumière était très douce et diffuse, il y a donc de l’information sur toute la plage de valeur, des basses aux hautes lumières mais elles sont toutes à peu près de même intensité. Le graphe est donc représentatif de cette lumière en ne montrant qu’une courbe presque horizontale. Il arrive parfois également qu’une photographie comporte des valeurs extrêmes et bouchées. Ici l’objectif est de saisir cet aplat de gris afin de mettre en valeur le marcheur sous les rayons de soleil, pour cela, il a fallu faire des compromis et accepter des zones totalement blanches à droite de l’histogramme, qui sont en fait le soleil dans l’arbre et quelques zones bouchées presque en contre-jour dans les arbres, rien d’anormal donc ici.
Attention aussi aux photos de nuit, où il y a obligatoirement des zones complètement noires. L’essentiel est de trouver de la matière dans tout le spectre de l’histogramme. Ici le contraste était tellement important entre la source de lumière à la base du pont et le ciel qu’il a fallu faire un compromis. Mon choix a été de brûler légèrement la source de lumière et les premières poutres métalliques qui en partaient pour récupérer de la matière sur le reste du pont. L’histogramme est pourtant concentré à gauche malgré la zone fortement éclairée à la base de l’édifice.
Enfin, certains types d’éclairages impliques un histogramme particulier mais logique. Ici, j’ai employé la technique dite de Haiki qui privilégie un travail sur les hautes lumières. Cet éclairage et ce maquillage particulier ont eu un impact sur notre histogramme, toute la matière très claire presque blanche est concentrée sur la droite du graphe, seuls les yeux et le fond apportent des zones sombres. Il y a dans cette photo, très peu de zones moyennes, ce choix a été décidé avant la prise de vue, l’histogramme est donc correct.
Le choix d’une exposition peut aussi être imposé par le photographe. Il souhaitera ainsi privilégier les zones sombres ou claires, l’histogramme est un outil, le photographe restant le maitre évidemment. Néanmoins gardez à l’esprit qu’une image numérique doit comporter le maximum d’informations qui peuvent ensuite être traitées sur l’ordinateur. L’exposition correcte d’une photographie réalisée à l’aide de son reflex numérique n’est pas des plus évidents. Le seul outil fiable permettant de contrôler celle-ci après le déclenchement est l’histogramme, avec un peu de pratique, apprendre progressivement à le comprendre vous permettra d’apprécier et de corriger l’exposition de vos photos à tous les coups.